En janvier, j'arrête le sucre
- Anne Martroye
- 2 janv.
- 2 min de lecture

Chaque mois de janvier, la même résolution revient.« Cette fois, j’arrête le sucre. »
Souvent avec de la motivation.Souvent aussi avec des fringales, de la frustration, puis de la culpabilité.
Et si le problème n’était pas le manque de volonté,mais la façon dont on aborde le sucre ?
Le sucre : un faux ami pour le cerveau
Le sucre n’agit pas seulement sur le poids ou la glycémie.Il agit directement sur le cerveau.
Lorsque nous consommons du sucre, il stimule la dopamine, le neurotransmetteur du plaisir et de la récompense.C’est ce qui explique cette sensation de réconfort immédiat, de soulagement, parfois même d’apaisement.
Le problème, c’est que plus ce circuit est stimulé, plus le cerveau en redemande.
Ce n’est pas une faiblesse, ce n’est pas un défaut de caractère, c’est un mécanisme biologique parfaitement connu.
C’est d’ailleurs une phrase que j’entends très souvent en consultation :« Pourtant, je ne mange pas tant de sucre que ça… »
Et pourtant, le sucre est souvent bien présent :
dans les petites collations de fin de journée
dans le chocolat “pour se détendre”
dans des produits salés, mais sucrés quand même
comme réponse à la fatigue ou au stress
Sucre, fatigue et hormones : un lien étroit
Chez les femmes, et encore davantage après 40 ans, le lien entre sucre, fatigue et hormones est central.
Des apports répétés en sucre entraînent :
des variations de glycémie
des coups de fatigue
de l’irritabilité
des fringales, souvent en fin de journée
En période de périménopause, ces effets sont souvent amplifiés :le corps tolère moins bien les variations glycémiques, la fatigue s’installe plus vite, et le sucre devient une béquille énergétique et émotionnelle.
Plus on est fatiguée, plus le sucre appelle le sucre.
Pourquoi les approches “tout ou rien” échouent
Supprimer brutalement le sucre peut sembler logique.Mais pour le cerveau, la restriction est perçue comme une menace.
Résultat :
obsession alimentaire
compensations
perte de repères
effet yo-yo
culpabilité renforcée
Ce n’est pas un manque de discipline.C’est une réponse physiologique normale à la privation.
Comprendre avant de se restreindre
Avant de retirer le sucre, il est essentiel de comprendre pourquoi il est là.
Quelques questions clés à se poser :
À quel moment de la journée les envies apparaissent-elles ?
Sont-elles liées à la fatigue, au stress, aux émotions ?
Le corps est-il suffisamment nourri en amont ?
Les repas sont-ils réellement rassasiants ?
Très souvent, le sucre n’est pas le problème de départ. Il est le signal d’un déséquilibre.
Il est souvent plus juste de nourrir le corps avant de supprimer certains aliments. De stabiliser l’équilibre avant d’imposer des restrictions. Et surtout, d’observer sans juger ce que le corps exprime.
En janvier, parler du sucre autrement
Arrêter le sucre n’est pas une question de volonté.C’est une question de compréhension du fonctionnement du corps.
Quand on cesse de lutter contre ses envies et qu’on commence à en comprendre les mécanismes, les choix deviennent plus simples, plus justes, plus durables.
Tout au long du mois de janvier, je vous proposerai une approche du sucre sans dogme, sans frustration,avec des repères physiologiques concrets.
Parce que la connaissance apaise là où la culpabilité épuise. Et c’est souvent là que les choses changent.





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